Manifestation d'ouverture
La présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey a ouvert les festivités dans le cadre de la Journée nationale du réfugié, qui ont figuré cette année sous le slogan «Stop exclusion ». A l’occasion de la Fête d’ouverture, l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés OSAR a demandé la reprise de la politique d’accueil de contingents de réfugiés, une procédure équitable pour les personnes cherchant protection ainsi qu’un traitement des réfugiés qui soit marqué par le respect.
«L’exclusion commence avec la manière dont nous parlons des autres.
Ne parlons pas des autres, mais parlons avec eux.» C’est en ces termes
que la Présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey a exhorté
tout un chacun à faire un pas en faveur de l’intégration, du respect et
de l’ouverture – et contre les préjugés.
Dans son discours de bienvenue, le secrétaire général de l’OSAR, Beat Meiner, a pointé la quasi imperméabilité de la forteresse Europe pour les personnes en quête de protection. Si ces dernières parviennent à atteindre la Suisse, c’est ensuite une des lois sur l’asile les plus dures d’Europe qui les attend. L’OSAR s’engage donc d’autant plus pour répondre aux besoins des réfugiés et pour l’instauration d’une politique d’asile humaine. Ceci est exprimé clairement au travers du leitmotiv de cette année: «Stop exclusion».
Le travail d’intégration incombe au réfugié et au requérant d’asile,
mais également à l’Etat et à chaque citoyen, entreprise et
collectivité. C’est le message délivré par deux femmes qui ont
elles-mêmes vécu l’exclusion et l’intégration: Hava Shala-Gerguri,
originaire du Kosovo, a raconté comment le bureau de coordination à
l’intégration l’a journellement épaulée dans son processus
d’acclimatation. Fuada Hatkic-Terzic, de la Bosnie-Herzégovine, est
pour sa part convaincue qu’avec un effort de compréhension mutuel, les
différences entre les Suisses et les migrants s’estompent fortement.











